Je devais écrire un article à caractère informatif, vous savez, l’exercice d’objectivité journalistique, mais finalement ce sera une chronique. Il faut croire que j’aurai été inspiré par André Roy et Christian Essiambre qui ont encore une fois ont opté pour un changement d’itinéraire avec ce grand ménage des fêtes 2024.
Mine de rien, on commence à en faire une tradition de cette revue de l’année diffusée sur les ondes d’Unis TV depuis 2020 et menée par le dynamique trio, Les Newbies, qui s’est fait connaitre sur la même chaine à l’époque. D’ailleurs, qui dit temps des fêtes, dit souvent tradition. La déco, les échanges de cadeaux, les repas, etc. Dans bien des chaumières d’expression française aussi, il y a un moment réservé au visionnement de l’emblématique Bye Bye. Chez moi, du moins, c’est un rendez-vous. Chez Christian Essiambre, ce l’était aussi nous dit-il se rappelant que ses parents insistaient pour rassembler la famille devant l’écran : « On va écouter le Bye Bye! Et puis on s’assoyait tous dans le salon. Ça a duré quelques années après que ce soit devenu à la télé, plutôt en sketchs et en caricatures puis après ça a comme arrêté. » Dans la même veine, M. Essiambre a mentionné ouvertement qu’il ne regardait plus l’émission depuis quelques années parce que ça lui parlait de moins en moins.
Ce sentiment de déconnexion je le partage dans une certaine mesure. C’est peut-être la perspective trop québécocentriste ou le fait de revoir les mêmes acteurs année après année. Deux choses qui ne seront pas matière à préoccupation dans le grand ménage des fêtes. En ce sens, l’émission pourrait taper dans le mille. Et, à bien y penser, une tradition peut et doit éventuellement se transformer et s’adapter pour qu’elle demeure pertinente au gré des saisons. Et ça je vous confirme qu’André Roy en est bien conscient: « Nous on a une politique, on change tout le temps les artistes, c’est un défi. Tant du côté de la musique que des sketchs et même au niveau des auteurs cette année on a ajouté du sang neuf. »
Un défi et un pari aussi. Parce que comme l’a également évoqué M. Roy le monde de la télé est souvent ingrat, il y a des cotes d’écoute à atteindre, un public à satisfaire et bien des objectifs. Cette année, l’équipe du grand ménage des fêtes explore un nouveau concept. Elle mise sur une ambiance des plus chaleureuses avec un concept « party de salon » tout droit sorti de l’usine à idées de celui qu’on connait notamment comme l’interprète du personnage Peigne au Pays de la Sagouine.
Son fidèle acolyte Christian Essiambre, croit en un autre coup de génie de la part d’André Roy et, bien franchement, moi aussi à les entendre s’enthousiasmer en parlant de leur œuvre. « Artiste » et « businessman » sont les qualificatifs qu’il a employés pour décrire son collègue, évoquant notamment le lieu de tournage du grand ménage des fêtes, soit des bureaux récemment achetés à Moncton. J’avoue que ce n’est pas la première image qui me vient en tête lorsqu’on me parle d’ambiance chaleureuse. Et pourtant. « André trouve toujours un moyen de rentabiliser ses achats. » s’est exclamé M. Essiambre y allant d’une petite flèche, en bonne camaraderie. Perso, quelque chose me dit qu’il aura un bon retour sur son investissement avec une distribution étincelante regroupant des noms tels que France D’Amour, Yao, Les Hay Babies, le groupe Beauxmont, Julie Ringuette, Tammy Verge et Robin-Joël Cool. Des musiciens, des musiciennes, des comédiens et des comédiennes parce que le génie du grand ménage des fêtes, c’est aussi cette fusion unique entre l’humour et la musique qui promet de « faire lever le party » du réveillon!
Et ce réveillon il aura lieu 10 jours à l’avance parce que l’émission est diffusée le samedi 21 décembre à 20h (HE). Oui, c’est bien ça (moi aussi j’ai regardé quelques fois en pensant halluciner le chiffre 2 à la place du 3). J’ai un peu senti le besoin de gratter ce bobo-là d’ailleurs lors de mon entretien avec les deux comédiens, mais ma préoccupation a été vite apaisée par mes deux interviewés bien loquaces, blagueurs, mais aussi fort attachants.
André Roy, m’a expliqué que de cette façon on évitait de se placer dans une case horaire déjà chargée et que c’était une occasion de lancer le bal des fêtes plutôt que de le clore. Pas faux. Je le concède. On y voit bien son côté homme d’affaires. Christian Essiambre, tout aussi pragmatique et ne ratant pas l’occasion de jouer aux comiques, m’a répondu : « Oui, mais le vrai bobo à gratter c’est as-tu vu le show? ». Bien joué. En effet, je ne l’ai pas vu, mais je l’attends avec impatience. Et juste pour vous titiller un peu (parce qu’au cas où ce n’était pas clair, je vous encourage fortement à la regarder cette émission), je vous partage les quelques secrets que j’ai pu soutirer à mes invités : une ouverture d’émission choc et un André Roy très dévoilé qui court dans les rues de Moncton. Une reconstitution du moment « eurêka » d’Archimède peut-être? Mais bon, je spécule. Quoiqu’il en soit, ça m’intrigue…
Si vous voulez écouter une entrevue qui en vaut vraiment le coup:



