Jean-Marc Doiron vise un record Guinness en joggling

Jongler. Courir. Deux activités bien distinctes. Du moins, c’est le cas pour le commun des mortels, mais pas pour Jean-Marc Doiron. Adepte du joggling, (fusion de « jogging » et « juggling »), il a participé dimanche dernier au marathon Stewart-McKelvey à Fredericton. 

Ses trois balles et lui ont franchi les 42,2 km qui séparent la ligne de départ du fil d’arrivée en 2 heures 52 min 39. Ce temps qui n’a rien à envier à ceux des coureurs traditionnels, laissera cependant M. Doiron insatisfait, lui qui s’était donné pour objectif de conquérir le record Guinness de joggling sur une distance de marathon, soit 2 heures 50 min 12, détenu par le Torontois Michal Kapral. 

En attendant une prochaine tentative, il devra donc se contenter du troisième meilleur temps de l’histoire sur cette distance et du temps le plus rapide lors d’un premier essai.

Un athlète polyvalent

Originaire de Rogersville, Jean-Marc Doiron a goûté à toutes les saveurs en matière de sport. Du Soccer au hockey, en passant par le badminton, le golf ou encore le basketball, il a accumulé bien des cordes à son arc au cours de sa jeunesse. « Vu qu’on est une petite place, si on veut avoir une équipe de sport de quoi que ce soit, il faut que tout le monde joue », a-t-il expliqué.

Plus tard, alors qu’il était étudiant à l’Université de Moncton, il rejoint les rangs de la brigade de cross-country et de l’équipe d’athlétisme des Aigles Bleus. Celui qui a porté les couleurs du Bleu et Or pendant 5 ans n’a pas abandonné la course depuis.

C’est à l’âge de 16 ans, durant un rare arrêt forcé en raison d’une fracture de stress au tibia, qu’il décide d’apprendre à jongler en regardant des vidéos sur Internet pour se tenir occupé.

Des projets pour l’avenir

Quelques jours seulement après sa première tentative de record Guinness, Jean-Marc Doiron envisage déjà tenter le coup à nouveau dès l’automne qui vient. Il dit avoir identifié 7 à 8 parcours potentiels pour un second tour de piste, où il compte bien mettre à profit les apprentissages qu’il a réalisés la fin de semaine dernière. « Il y a certaines leçons qu’on ne peut pas avoir à moins de courir 42 kilomètres en jonglant aussi vite que possible », dit-il en rigolant.

Le coureur de 36 ans a également dit être conscient du temps qui avance et de son corps qui ne rajeunit pas, mais il estime que la fenêtre est encore bien ouverte pour le moment.

Père de 2 enfants, bientôt 3, il se croit capable de jongler entre sa vie familiale et ses objectifs personnels, à savoir un marathon sous la barre des 2 heures 30 minutes et bien sûr, en tête de liste, une mention dans la section joggling du légendaire Livre des records Guinness.

Photos: Mathieu Lewis

Retour en haut