Le Québec, paradis pour les immigrants

Adam Khadiri

CONTRIBUTION ICOM

La nature, les grands espaces ce n’est pas d’hier que le Canada fait rêver les français, sans doute que beaucoup de personne ont le désir de changer de vie, pour différentes raisons, et pour certains d’aller mener des projets ailleurs, et notamment au Canada qui reste une terre d’accueil susceptible d’enrichir de sa ressource humaine et professionnelle, mais depuis quelques années c’est pour des raisons beaucoup plus pragmatiques qu’ils choisissent de s’installer au Canada.

Le Canada aujourd’hui a un programme d’immigration sélectif. Quels sont les intentions qui animent les autorités canadiennes à ouvrir leurs portes ?

Au Québec, il y a un véritable engouement des français, certains disent que c’est même un nouveau phénomène, il y a une progression constante d’année en année. Selon une étude menée par Radio-Canada, il semblerait que plus de 30000 français immigrent au Canada, les étudiants représentent la partie majeure, suivi par les programmes de jeunesse.

Comme il s’agit de la province du Canada officiellement francophone, il est plus facile et naturel pour les immigrants Français de s’y installer que de s’y installer dans d’autres provinces canadiennes anglophones, à noter que le Québec a la particularité de pouvoir choisir 50% de ses immigrants.

Certains se plaignent et disent que le Canada souffre de l’immigration massive, et cela devient un problème politique, et particulièrement à la région Québec. Selon des statistiques publiés par CBC Canada, en 2017, le Québec a reçu 54 000 immigrants légaux et 20 000 demandeurs d’asile, ce qui fait 74000 immigrants en une année.

Politiquement parlant, plusieurs partis disent que l’immigration massive est un devoir moral et qu’on ne peut pas s’y opposer, d’autres disent que l’immigration est une politique publique. Le Canada n’a aucune obligation de recevoir les immigrants illégaux des frontières Américaine, parce que les traités internationaux stipulent que les demandant d’asile doivent faire leur demande d’asile dans le premier pays où ils s’y trouvent.

En revanche, le marché de travail Québécois ne partage pas la même opinion, mais au contraire, les entreprises Québécoises comptent sur l’augmentation du nombre de travailleurs étrangers pour les aider à faire face à la rareté de main-d’œuvre.

Par contre, depuis aout 2018, le gouvernement Québécois a apporté des changements importants relatif à la sélection de personnes souhaitant immigrer au Québec, et semble quand même vouloir remédier à cette pénurie de main-d’œuvre, ce changement a pour but de permettre au gouvernement de choisir ses candidats, dont le profil correspond le plus aux attentes, et particulièrement aux besoins socioéconomiques, ce programme met fin à la politique du premier arrivé, premier servi.

Le gouvernement a tout de même un autre défi à surmonter, est celui de répartir les immigrants sur le marché du travail, entre les 52000 accueillis au Québec, 76% d’entre eux se sont installés à Montréal, et 85% dans la grande région de Montréal.

Ce texte est une contribution d’une étudiant du progamme d’information-communication à l’Université de Moncton.

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