Opinion : Réflexions sur mon mandat à la FÉÉCUM

Par Alain Lavoie, vice-président académique sortant de la FÉÉCUM

C’est avec le cœur lourd et la pensée voilée par le doute que j’écris ce texte. 

Depuis maintenant deux ans, j’occupe le poste de VP académique à la FÉÉCUM. Deux ans de ma vie où j’ai dû passer d’innombrables heures, à mon grand plaisir, au service de la communauté étudiante. Bien que mon parcours ne fût pas toujours très linéaire et bien souvent parsemé d’embûches (COVID), je peux dire qu’après deux ans de travail acharné, je suis fier du travail qui a été accompli pour la population étudiante de l’Université de Moncton. 

Je crois cependant qu’il est important de vous partager les tâches du VP académique afin que toutes et tous soient en mesure de bien comprendre ce rôle: la vice-présidence académique est responsable des dossiers qui ont un lien direct avec les études sur le campus. Toutes les questions qui touchent aux règlements universitaires, aux programmes d’étude, à l’enseignement, aux évaluations, aux notes, et ainsi de suite font partie de ses tâches. Le travail de la vice-présidence académique l’amène à siéger à plusieurs comités académiques de l’Université de Moncton. Elle représente les étudiantes et les étudiants du campus de Moncton au Sénat académique de l’Université. Ces dernières lignes sont, en d’autres mots, la fondation/une infrastructure solide du rôle de VP académique et devront être mises en action par la prochaine personne étudiante occupant ce rôle.

J’aimerais maintenant vous partager aujourd’hui ce qui assombrit tant mes pensées. Il est tout d’abord important de conserver en tête qu’un poste à la FÉÉCUM n’est pas un titre honorifique qui nous élève au-dessus des autres personnes étudiantes. C’est une occasion, au contraire, de se dévouer corps et âme à s’assurer de faire respecter les droits ainsi que se battre pour aider les personnes étudiantes à surmonter les défis de nature académique. Au cours de mes deux derniers mandats, j’ai eu l’opportunité de réellement connaître les défis auxquels fait face la population étudiante et malgré mes deux mandats, je me dois humblement d’avouer que j’en ai toujours beaucoup à apprendre sur le sujet.

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de pouvoir suivre de très près les élections de la FÉÉCUM ainsi que d’animer le débat pour l’élection du prochain conseil exécutif. Je dois tout de même avouer que conserver ma neutralité lors des débats fut difficile, mais le respect de l’opinion de chacun est une valeur à laquelle j’accorde beaucoup d’importance. Cependant, notre humanité l’emporte parfois sur notre devoir de neutralité et c’est pourquoi je ressens aujourd’hui le besoin de partager certaines de mes inquiétudes et amener à la réflexion.

Tout d’abord, occuper un rôle au sein de la FÉÉCUM doit venir de soi; c’est un rôle qui ne doit pas être pris à la légère ni être forcé par les autres et un rôle auquel nous devons être prêts à investir beaucoup de temps et d’énergie. En tant que membre de la FÉÉCUM, tu ne représentes plus une identité simple, mais collective, et c’est cette identité collective qui doit mener tes décisions.

Ensuite, il est important de comprendre que le travail d’équipe est primordial. Je salue les candidat.es ayant pris le temps d’effectuer du travail de terrain, de s’informer sur les réels enjeux académiques pour concevoir leur plateforme ainsi que d’avoir démontré leur véritable intérêt envers leur poste en participant activement à la campagne électorale, par exemple en se présentant à leur soirée de débat ou se promener sur le campus et questionner la masse étudiante concernant leurs préoccupations. 

J’invite aussi humblement la communauté étudiante à effectuer un petit travail d’introspection pour nous permettre d’avancer main dans la main ensemble vers le futur. Il est important de s’informer sur les personnes candidates et de lire leur plateforme avant d’exercer son droit de vote. Après tout, ces personnes vous représentent et le travail se doit d’être pour vos intérêts. Rappelez-vous que la diversité est nécessaire et complémentaire lorsque jumelée à la compétence puisqu’elle permet d’avoir différentes perspectives que nous n’aurions autrement pas considérées, rendant notre milieu de vie plus sain, inclusif et respectueux.

C’est après deux ans que je me dois maintenant de vous tirer ma révérence. J’espère avoir pu, aux meilleures de mes capacités, avoir été en mesure de représenter la population étudiante avec l’aide de vous, membres de la FÉÉCUM. Rappelez-vous toujours qu’ensemble, tout est possible.

Bon succès à tous les candidat.es, et n’oubliez pas d’aller voter le 28 février et le 1er mars. Votre voix est importante et nécessaire.

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