Un léger redoux qui fait suer le Pavillon des arts

Vendredi 11 février, début de matinée, un silence presque imperturbable règne au Pavillon des arts de l’Université de Moncton, interrompu seulement par quelques échos distants, mais surtout par le son persistant de gouttelettes.

L’importante accumulation de neige depuis le début de l’hiver, combinée au temps plus clément des derniers jours a généré beaucoup d’eau et visiblement celle-ci s’est frayé un chemin à l’intérieur des parois de l’édifice quinquagénaire.

À titre de solution, quelques récipients ont été disposés au sol afin de recueillir le liquide s’écoulant du plafond. Selon Ronnie Pitre, l’un des concierges de l’établissement, les bacs ont été placés mardi dernier. En trois jours, au moins une vingtaine de litres s’y étaient accumulés.

Une semaine plus tard, des poubelles sont encore présentes pour ramasser l’eau et une des descentes d’escalier est fermée à la circulation.

Selon le professeur Gérard Poitras, ingénieur et vice-doyen de la Faculté d’ingénierie de l’Université de Moncton, il existe deux explications possibles pour justifier la pénétration d’eau à partir du toit.

« Soit il y a des fissures ou des joints non scellés dans la membrane sur la toiture où l’eau s’infiltre, soit la déformation dans le tablier métallique est très grande due à l’accumulation de neige et que ceci va créer des ouvertures entre les joints du tablier métallique. »

M. Poitras rassure que l’eau ne cause pas de danger immédiat, mais qu’il faut veiller à ce que la quantité de neige sur le toit n’excède pas la charge maximale prévue.

Il rappelle qu’une enquête pour déterminer la raison précise des écoulements sera nécessaire avant qu’on ne puisse entrevoir des travaux de réparations.

Ce qui en découle

Plusieurs carreaux de plafond ont perdu leur blancheur d’origine. Les plus récentes victimes sont reconnaissables par leur couleur grisâtre.

Au plafond, des dalles imbibées d’eau.

Les dégâts ne semblent pas se limiter aux dalles adjacentes à la toiture, mais au moment d’écrire ces lignes, l’Université n’est pas en mesure d’évaluer l’étendue des dégâts.

« Le mieux qui peut être fait jusqu’à présent c’est d’essayer de ramasser l’eau, mais j’espère que ça va être réglé », affirme Evan Bilmer étudiant en première année au baccalauréat en éducation secondaire.

Dans la salle d’histoire et de géographie, non loin de l’entrée où se situent les dégâts, quelques carreaux ont été brunis par une infiltration d’eau dans le passé comme l’explique Olivier Boudreau, étudiant de troisième année en histoire.

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