Un record de 8 nominations aux Prix Gémeaux pour Connexions Productions

La boite Connexions Productions, qui mène ses opérations depuis Moncton et Halifax, sera bien représentée en septembre lors du 41e Gala des Prix Gémeaux à Montréal, puisque quatre de ses émissions apparaissent parmi les potentielles élues dans huit catégories différentes. L’entreprise n’avait jamais connu pareille représentation au sein de la cérémonie, qui récompense les productions télévisuelles francophones touchant les plus hauts standards de l’industrie québécoise et canadienne.

Photo: Connexions Productions (Facebook)

Son record de huit nominations est largement propulsé par la série Cousu où l’animatrice Karine Vanasse explore l’univers de la mode dans son contexte culturel ainsi que la comédie Bedaine, dans laquelle Ryan Doucette lutte avec son identité de superhéros déchu. Elles se méritent chacune trois nominations: meilleur magazine – Cousu, meilleure réalisation pour un magazine – Cousu (Julien Cadieux et Joël Robichaud), meilleure animation pour un magazine – Cousu (Karine Vanasse), meilleurs costumes – Bedaine (Allie Johnson, Claudie Landry), meilleurs maquillages – Bedaine (Audrey Bitton) et meilleures coiffures – Bedaine (Frédéric Bélanger). Les deux autres oeuvres à obtenir des nominations sont Le grand ménage des Fêtes 2025 (André Roy, Luc LeBlanc et Christian Essiambre) dans la catégorie « meilleure animation » (humour) et le jeu télévisé T’en souviens-tu? (Normand Chassé et Violette Guerlotté) dans la catégorie « meilleur décor ».

Si la boite de production compte ramener des trophées dans ses valises, elle devra se démarquer parmi quatre à cinq finalistes dans chaque catégorie. Peu importe le résultat, il s’agit déjà d’un accomplissement à souligner pour André Roy, qui est un des moteurs du développement de la scène artistique locale depuis le tournant du siècle.

«  Huit nominations, c’est exceptionnel! Nous sommes très fiers et en plus, le fait d’avoir récolté ces mentions dans diverses catégories, comme la fiction, le documentaire, les variétés et le jeu télé, ça reflète très bien la diversité et la qualité des projets que nous portons à l’écran. Que se soit en animation, en réalisation, en scénographie et en costumes nos finalistes démontrent à quel point l’industrie médiatique du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse au grand complet connaît un essor fulgurant ».

Cet essor se traduit aujourd’hui par un volume total de production se chiffrant à plus de 60 épisodes livrés chaque année.

 

Une nouvelle série musicale animée par Damien Robitaille bientôt à l’écran

De passage au théâtre l’Escaouette à Moncton le mois dernier, le musicien franco-ontarien Damien Robitaille s’est livré à une suite de tournages qui sera convertie en série web et télévisée pour la chaine TFO. Chacun des dix jours d’enregistrement s’est accompagné de collaborateurs distincts dont quelques talents néo-brunswickois: Baie, Caroline Savoie, La Patente et Lilianne Cormier. La série, dont les 10 épisodes d’une demi-heure sont déjà en cours de montage, sera disponible dès l’hiver prochain et mettra aussi en vedette Mehdi Cayenne, Beau Nectar, Étienne Fletcher, Sympa César, Kelly Bado et Mimi O’Bonsawin.

Destinée à un public jeune, la série propose un décor chaleureux ainsi qu’une production dynamique assurée par une vingtaine de caméras et près d’une centaine d’angles de prise de vue afin de capter les subtilités de ce qui est présenté comme un « jam », laissant libre cours à la créativité. Chaque journée de tournage consistait à enregistrer sept chansons, dont cinq de l’artiste ou du groupe invité, une de Damien Robitaille et un autre morceau à la discrétion des musiciens. Un bloc d’une heure était alloué pour chaque chanson de sorte à créer plusieurs échantillons, mais sans être à la recherche d’un « cover » impeccable. La mission que s’est donnée Joe Grass, responsable des arrangements musicaux, est avant tout de conserver l’authenticité du produit.

« On ne veut pas trop polir. C’est facile de faire ça avec le musique d’aujourd’hui, d’aller dans le super propre, très retouché ou modifié par l’intelligence artificielle. On veut garder le côté humain du moment. C’est toujours dangereux d’aller trop dans les détails parce que c’est pas là que le feeling existe, ça existe dans ce qui est arrivé pour vrai. La perfection c’est surestimé. »

Originaire de Moncton, Joe Grass a fait carrière à Montréal où il est devenu un partenaire de choix pour plusieurs artistes de renom. Photo: Mathieu Lewis

Les auditeurs pourront donc s’attendre à découvrir des morceaux sous un nouveau jour d’ici quelques mois, voire une exclusivité dans le cas de l’artiste Lilianne Cormier, qui a amené sur le plateau une pièce inconnue du grand public.

La programmation sera lancée en septembre.

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