Tourmentés par des coupures budgétaires anticipées de 35 à 50 millions de dollars dans les subventions aux universités, des centaines d’étudiants de partout au Nouveau-Brunswick sont venus protester devant l’Assemblée législative le 17 février à Fredericton. Les économies ne se feront pas sur leur dos au final puisque l’administration Holt s’est rétractée, optant plutôt pour un gel des subventions accordées aux établissements d’enseignement supérieur et ouvrant ainsi la porte à un dialogue.
Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, René Legacy, prévoit injecter 554 millions de dollars dans le secteur des études postsecondaires lors de la prochaine année budgétaire, bonifiant légèrement le montant de 546 millions octroyé en 2025-2026. L’étau se desserre pour le moment, mais les rares sacrifices dans le budget ou « décisions difficiles » (pour reprendre l’expression à la mode) laissent présager des problèmes à long terme.
À l’Université de Moncton, tant à la FÉCUM (Fédération étudiante du campus universitaire de Moncton) qu’à l’AÉÉICUM (Association des étudiantes et étudiants internationaux du campus universitaire de Moncton), les craintes ne sont pas entièrement dissipées. Devant les droits de scolarité qui augmentent à l’UdeM, atteignant désormais 8270$ par année pour les étudiants canadiens et 15 155$ pour les étudiants étrangers, des leaders de la communauté étudiante se sont portés à la défense de leurs pairs lors de la manifestation.
Leurs cris seront-ils entendus par un gouvernement qui dit vouloir les consulter, mais qui s’enlise financièrement à hauteur de 2 milliards de dollars cette année ?


